4 mars 2006 - In memoriam MP Loïc Le Page ( par Anfmc-Lorient)
Le samedi 4 mars 2006, le Maître Principal Loïc Le Page, du commando Trépel, était mortellement atteint lors de combats en Afghanistan. Aujourd’hui, la force maritime des fusiliers marins et commandos se souvient de son sacrifice.
Engagé depuis début janvier 2006 avec son groupe en Afghanistan sous commandement des opérations spéciales, le 04 mars 2006, il participe à la reconnaissance d’un village dans la vallée de la Maruf lorsqu’il est pris à parti par l’ennemi. Dans le combat, il est mortellement atteint. Loïc Le Page fut promu Maître Principal à titre posthume.
Extrait de la citation :
Le Ministre de la Défense cite à l'ordre de la Marine nationale le maître principal Loïc Le Page:
« [...] le 4 mars 2006, dans une zone particulièrement sensible de la vallée de Maruf, propice aux infiltrations terroristes et alors qu’il effectue la reconnaissance d’un village de Salam Kalay à la tête de son escouade, a été pris sous le feu d’une dizaine de talibans. A riposté avec son groupe durant plus de vingt minutes face à un ennemi lourdement armé. Lors de cet engagement, a trouvé la mort dans l’accomplissement de son devoir en luttant contre le terrorisme. Pour ses qualités de chef, son comportement et son courage exemplaires au service de la France, mérite d’être cité en exemple ».
Cette citation comporte l'attribution de la Croix de la valeur militaire avec palme.
10 février 1986 - Le Super Frelon n°159 de la flottille 31F s'abîme en mer au large de la Corse.
Ce super Frelon, pris dans des conditions givrantes, a été perdu au large d’Ajaccio, faisant 13 victimes qui n’ont pu résister au froid.
Les 13 marins disparus sont : Les LV Nouvel, EV Bertora, PM Hoff, PM Taris, MT Barathier, MT Lelong, SM Coyez, SM Michalski de la 33F ; CC Robidaire, AMR D'Oiron, SM Geffrault, SM Guillard, SM Petit du Groupe des Fusiliers Marins.
Il n'y a qu'un rescapé : le PM Grossman.
Pour lire l'hommage qu'a rendu Christian Grossman lors de l'AG 2026-07/février de l'ANFMC-Lorient Bretagne Sud : cliquez sur le fichier pdf
In memoriam
Circonstances :
Le 10 février 1986, l'hélicoptère Sud-aviation SA 321 Super-Frelon n° 159 de la flottille 33 F devait transporter un détachement de fusiliers marins qui allaient effectuer un exercice à Capo-Teulada (Sardaigne).
Parti de Saint-Mandrier à 12 h 49, il fit escale à Hyères pour embarquer six membres du Groupement de fusiliers marins commando (Groufumaco) et leur matériel.
Il se dirigea ensuite vers la BAN Aspretto (Corse).
Pendant le transit Hyères-Aspretto, alors qu'il se trouvait à 45 nautiques dans le 300 d'Ajaccio, l'appareil rencontra une très violente tempête de neige qui provoqua l'arrêt successif de deux de ses turbines, et le contraignit à un amerrissage de fortune.
Mais lorsqu'il fut posé, il ne put résister à la violence des vagues et il coula rapidement.
L'équipage était composé du lieutenant de vaisseau Nouvel, officier en second de la flottille 33 F, de l'enseigne de vaisseau Bertora, pilote de l'hélicoptère, du premier maître pilote Hoff, copilote et chef de bord de l'hélicoptère, des premier-maîtres mécaniciens de bord Baratier et Taris, des maîtres mécaniciens de bord Goyez et Lelong et du second-maître mécanicien d'équipement Michalski,
Les passagers membres du Groufumaco étaient le capitaine de corvette Robidaire, l'aspirant d'Oiron, le premier-maître fusilier-commando Grossman et les seconds maîtres fusiliers-commando Geffrault, Guillard et Petit.
Des quatorze hommes qui se trouvaient à bord, seul le PM Grossman fut recueilli vivant, après avoir survécu en nageant pendant une dizaine d'heures
Citations & Décorations
Par décret du 3 avril 1986 (JO du 5 avril 1986), l'enseigne de vaisseau Bertora a été nommé chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume.
03 février 1982 - Le Nord Atlas 140 se crash sur le Mont-Garbi à Djibouti
Le 3 février 1982, la deuxième section de la 4ème compagnie du 2ème REP de Calvi et le capitaine Philipponnat, officier adjoint, embarquent à bord du Nord 2501, N°140 pour effectuer une séance de saut sur le sol djiboutien. L'avion est complété par des légionnaires de la 13ème DBLE, des parachutistes de l'état-major des forces françaises à Djibouti, ainsi qu'un marin du commando Jaubert. Alors que la météo se dégrade, l'équipage de l'avion cherche en vain à reprendre de l'altitude. A quelques kilomètres au nord-ouest du lac Assal, l'avion percute le sommet du Mont Garbi. 36 personnes, dont 29 militaires étaient à bord. Il n'y aura aucun survivant.
Sur le site de la Légion Etrangère